samedi 12 janvier 2008

Sur le taux de chomâge US...


Source : blog de Loïc Abadie


Le chômage aux USA a atteint la barre des 5% au mois de décembre, d’après les dernières statistiques publiées vendredi…Les marchés ont réagi assez brutalement, avec des baisses de près de 2% sur le Dow Jones et 3,77% sur le Nasdaq.
Pourtant, 5%, ça ne semble pas bien grave, et cela pourrait même représenter une belle performance, surtout pour nous autres français qui sommes englués dans un taux de chômage entre 8 et 10% depuis plus de 20 ans "grâce" à un marché du travail très rigide et un modèle à forte composante étatiste.
En fait ce n’est pas le taux en lui même qui fait peur aux marchés, mais le signal que forme la courbe du chômage depuis 2 ans :*


Si on regarde ce graphique sur les 60 dernières années, on s’aperçoit que chaque récession (bandes grisées), sans exceptions, a été précédée par une figure en creux sur le taux de chômage :
Après une période de baisse, un creux se forme sur deux ou trois ans, puis le chômage commence à remonter lentement…dès que le retournement à la hausse est confirmé (hausse de plus de 0,5% du taux de chômage par rapports aux plus bas du creux), la récession est imminente, avec un délai maximum de quelques mois. Parfois elle se produit même plus tôt.
Justement, les statistiques de décembre confirment, avec l’accélération de la hausse du chômage le retournement à la hausse de la courbe.
Si on suit cet indicateur, qui a prévu correctement toutes les récessions précédentes, l’entrée en récession des USA est imminente, et va se produire dans un délai maximum de quelques mois…Ce scénario est évidemment renforcé par l’indicateur des permis de construire, déjà présenté ici, et qui pointe aussi vers une récession imminente.
Nous verrons dans les mois à venir si ces indicateurs restent d'actualité...en tout cas le risque est bien là et les marchés semblent l'avoir perçu !
l’ISM manufacturier indique aussi que le secteur manufacturier s’est contracté en décembre, à un plus bas depuis 2003 et va dans le sens d'une récession, mais cet indicateur est moins fiable que les précédents.

Toujours sur le taux de chômage, on remarquera que le creux de 2005-2006 s'est fait à un niveau plus élevé que le creux de 2000. C'est sans doute le signe d'un retournement plus profond, et d'une dégradation de l'environnement économique sur une échelle de temps supérieure (fin d'un grand cycle de croissance qui a débuté en 1980).
La courbe va en tout cas dans le sens de ce qui est présenté dans ce blog : celui d'une crise économique beaucoup plus profonde et sévère que les petites récessions qui ont émaillé les 25 dernières années.

vendredi 11 janvier 2008

CAC 40 ici commence la chute...

Validation ETE en cours
Il va y avoir de grosses paniques sur les marchés... 12% de baisse potentiel.

Peable :
http://www.sgametf.com/en/cac40/xbear/
http://www.sgametf.com/en/cac40/bear/

Nouvelle série TV : Scalp sur canal +

Tous les lundis, 20h50, à partir du 14 janvier 2008
Pierre, Raphaël et Jules sont golden boys. Leur amitié de longue date résiste aux délits d'initiés et aux petites trahisons sur le march...
Loin des séries potaches que la chaine cryptée a pour habitude de diffusé (H en tête...), Canal+ a commandé une toute nouvelle série intitulée "Scalp". La diffusion de la série débutera dès le 14 janvier prochain en prime le lundi soir à 20h50. Au total, huit épisodes de 52 minutes seront proposés en tout, avec au casting Laure Marsac, Thomas Jouannet, Eric Savin, Dan Herzberg et Bruno Lopez.

L'avantage de cette série est de découvrir le milieu boursier, et devrait donc plaire à la fois aux (de plus en plus) nombreux boursicoteurs français, ainsi que ceux qui ne comprennent pas encore le fonctionnement cette instance qui aujourd'hui, ne nous le cachons pas, régit toute l'économie mondiale.

Le synopsis : Juillet 1990. Le palais Brongniart. Pierre Etcheverry est un golden boy flamboyant... En apparence. Car depuis un an, Pierre perd de l'argent, emprunte pour se refaire, et perd encore cet argent qu'il n'a déjà plus... C'est un homme endetté jusqu'au cou, aux abois, qui parvient encore à donner le change à son entourage : à Alex, sa femme, chercheuse en biologie, à ses potes Jules et Raphaël, qui travaillent avec lui en Bourse. Le seul qui connaisse l'étendue des dégâts, c'est Paul, son beau-frère, le conseiller fiscal de la famille.


http://www.canalplus.fr/c-series/cid81044-scalp.html?

Oubliez le pétrole, la vraie crise mondiale c’est l’alimentation

Oubliez le pétrole, la vraie crise mondiale c’est l’alimentation
9 janvier 2008

Une nouvelle crise alimentaire mondiale est en train d’émerger, et elle pourrait être bien plus dramatique que tout ce que le monde a connu par le passé. La crise du crédit et les conséquences de l’envol du prix du pétrole seront peu de choses en regard de ce qui nous attend.

Alia McMullen, Financial Post, 7 janvier 2008

Telles sont les prévisions dont Donald Coxe, un gestionnaire du fonds BMO Financial Group, a fait part aux investisseurs réunis à Toronto par l’Empire Club.

« Il ne s’agit pas de si mais de quand, » a-t-il averti son auditoire avant de prévenir que « cela va frapper fort cette année. »

M. Coxe estime que les fortes hausses des denrées alimentaires observées l’année dernière allaient s’intensifier durant les années à venir, en raison de la demande accrue de viande et de produits laitiers des classes moyennes en Chine et en Inde et de la forte demande de l’industrie des biocarburants.

« Le plus grand défi mondial ce n’est pas le pétrole à 100 dollars, c’est d’obtenir assez de nourriture pour que les nouvelles classes moyennes puissent vivre de la même façon que les nôtres le font, et cela signifie que nous devons accroître considérablement la production. »

L’impact d’un marché de produits alimentaires plus tendu est déjà évident sur le prix des produits bruts qui ont augmenté de 22% l’an passé.

M. Coxe a déclaré que cette envolée serait ressentie dans les prix à la consommation dans les 6 prochains mois. Les consommateurs ont déjà dépensé 6,5% de plus pour l’alimentation l’année dernière.

Le prix du blé a bondi de 92% en 2007 et a clôturé hier à 9,45 dollars le boisseau de 35 litres à la bourse de Chicago.

Au cœur de cette catastrophe imminente se trouve le maïs, qui est la première ressource utilisée par l’industrie des biocarburants. Son prix a augmenté de 44% durant les 15 derniers mois, clôturant hier à 4,66 dollars à Chicago, au plus haut depuis juin 1996.

Ces impacts ne se font pas seulement ressentir sur les prix des nourritures à base de céréales, mais influent également sur le prix de la viande, en entraînant une augmentation du prix des aliments pour le bétail.

« Il va y avoir de vrais problèmes dans les pays qui sont importateurs de nourriture, car nous voyons déjà se développer des embargos sur l’exportation de la part de pays qui auparavant tentaient à tout prix de vendre à l’étranger, » note-t-il, en citant la Russie et l’Inde à titre d’exemples.

« Ceux qui ont de la nourriture vont avoir un avantage énorme. »

Avec 54% du maïs mondial cultivé dans les états du Middle-West, les USA feront partie de ces pays avantagés.

Mais M. Coxe avertit que les exportations de maïs sont en danger d’ici trois ans si le pays continue de subventionner la production d’éthanol. On s’attend à ce que les biocarburants aient accaparé un tiers de la production de grain en 2007.

Selon lui, les stocks de réserves de céréales américains sont au niveau le plus bas jamais enregistré, comparativement à la consommation.

Il existe une vingtaine de ces stocks de par le monde, qui vont définir le futur contour de l’offre mondiale, et dit-il « ces stocks prendront une valeur précieuse avec le temps qui passe. »

M.Coxe estime que les rendements du maïs dans le monde devront tendre vers ce que l’on observe dans l’Illinois, qui produit 500 boisseaux l’hectare, alors que la moyenne mondiale n’est que de 75 boisseaux.

« Cela sera possible avec plus d’engrais, plus d’OGM, et grâce à une mécanisation et une technologie de pointe, » prévoit-il.


Publication originale Financial Post, traduction Contre Info

jeudi 10 janvier 2008

SLB short / Couvert +10.32%

Short de 60 unités



Short : 65.42

MAJ 16 janvier :
On couvre la position sur 59.3 soit +10.32%.

Dommage que la position n'est pas été plus importante, j'aurais coupé la 2eme partie a la cloture.

GA short / Couvert (1/2) + 9.85% / Couvert (1/2) +16.52%

Short 70 unités



Short: 186.6

MAJ 15 janvier :
Couvert 1/2 (35 unités) de la position à 169.87 soit 9.85%.


MAJ 16 janvier :
Couvert le dernier 1/2 (35 unités) de la position à 160.15 soit +16.52%

EVOLUTION PROBABLE DES MATIERES PREMIERES 2008 - 2015

EVOLUTION PROBABLE DES MATIERES PREMIERES 2008 - 2015

Par El Mostafa Belkhayate

Au Maroc, tout va pour le mieux : l’immobilier est en pleine forme pratiquement dans toutes les villes, la bourse fait gagner de l’argent et attire de plus en plus d’investisseurs, même ceux qui n’ont jamais eu de compte bancaire, et les capitaux étrangers affluent dans le pays. Seule ombre dans ce tableau idyllique : la hausse des prix des matières premières que le Royaume importe. Une hausse qui se répercute de plus en plus concrètement dans la poche des plus pauvres ; blé, sucre, maïs, huile, carburant etc. deviennent de plus en plus chers mais surtout menacent d’augmenter encore davantage. Jusqu’à quel niveau ?

L’analyse technique et graphique qui est la seule à même de nous répondre avec un maximum d’objectivité nous donne un verdict sans appel : les matières premières vont continuer à flamber.

Nous allons voir pourquoi en analysant les relations techniques entre les différents marchés financiers et nous proposerons une solution pour nous protéger de cette tempête qui s’annonce violente.

Pouvoir prédictif de l’analyse graphique :

Je souhaite tout d’abord rappeler ma réponse au journal français Capital, publiée en Juillet 2007, pour d’une part, mettre en relief le pouvoir de l’analyse graphique, et d’autre part expliquer l’une des causes majeures de la hausse future des taux d’intérêts sur les 5 prochaines années (et par conséquence directe la hausse des matières premières)

Capital.fr : A presque 1,34 dollar pour un euro, le billet vert se situe à un plancher de deux ans face à la monnaie unique. Comment devrait évoluer la devise américaine, à moyen terme ?

Mostapha Belkhayate : La devise américaine va faiblir contre toutes les devises. Je ne serai pas étonné de voir d'ici la fin 2007 l'euro grimper à 1,45 dollar. Et le yen s'envoler face au billet vert, asphyxiant ainsi tous ceux qui ont emprunté la devise japonaise. Aujourd’hui le marché boursier souffre d’un dysfonctionnement qui ne peut pas durer éternellement : le principe naturel des vases communicants a disparu. Dans un marché sain, quand les actions montent, les obligations baissent, quand les bons du trésor chutent, les matières premières montent, quand l’argent quitte un continent, on le retrouve sur un autre. Mais depuis dix ans on assiste à un phénomène étonnant : tous les secteurs progressent, partout dans le monde. Il y a donc anguille sous roche ! L’explication est simple : un excès de liquidité inédit gonfle tous les secteurs boursiers, y compris l’immobilier et l’art. Cette surliquidité prend sa source au Japon. Depuis des décennies, la banque centrale prête de l’argent gratuitement (c’est-à-dire avec un taux insensé de 0%) au reste du monde. Des milliers de milliards qui sont aussitôt convertis en dollars, en livres sterling,… et investis à tort et à travers dans tous les compartiments boursiers. Les fonds spéculatifs s’en sont donnés à cœur joie pour utiliser au maximum l'effet de levier avec cette manne d’argent bon marché. L’heure de régler les comptes est arrivée. Il va y avoir la cohue au guichet japonais : les montants en jeu sont tout simplement astronomiques ! Cet assèchement de la liquidité mondiale va entraîner une baisse généralisée des actions, des obligations, des devises, de l’immobilier ainsi que de tous les placements spéculatifs. Je suis surpris que les professionnels ne perçoivent pas ou ne veulent pas entendre le grondement annonciateur de ce tsunami financier. D’autant que la Chine ne va pas rester les bras croisés avec ses 1.000 milliards de dollars, dont la valeur risque de s'évaporer.

Aujourd’hui, en ce mois de décembre, l’euro est à 1,4750 et le yen a effectivement bien entamé sa remontée. Et le problème des subprimes aux USA vient de pointer son nez. La tempête gronde. Il faut être sourd pour ne pas vouloir l’entendre.
Pour moi, l’indicateur le plus important pour avoir une visibilité sur toute la planète financière est la devise japonaise. Plus elle va monter, et plus des centaines de châteaux de cartes vont s’écrouler de par le monde.

Le Japon en confiance
Le comportement des japonais est un bon indicateur sur l’évolution probable des taux d’intérêt, aux Etats-Unis en particulier, et dans le monde en général. Le mouvement actuel de la bourse de Tokyo anticipe une remontée des taux d’intérêt. Les actions japonaises montent avec force depuis le début de l’année. Elles ont entamé une belle divergence avec le marché actions américain. Cela indique que les professionnels nippons retirent des capitaux des USA pour les loger dans les actions locales. Autrement dit, les T. Bonds américains sont considérés comme baissiers sur les mois à venir.

Sur ce graphique, la première courbe représente les actions japonaises, la seconde les actions américaines et la troisième (en jaune) représente leur rapport. Il est clair que ce rapport vient de casser une forte résistance pour entrer dans une dimension nouvelle. Cette cassure signifie que les japonais et les investisseurs étrangers privilégient le marché de Tokyo à celui de New York. Pour nous, cela signifie surtout que le loyer de l’argent va devenir de plus en plus coûteux.

Les matières premières et les Taux d’intérêt
Mais pourquoi donc avons-nous commencé par vous montrer que le coût de l’argent va monter ? Tout simplement parce qu’il y a une relation directe entre ce coût et celui des matières premières. Ils vont dans le même sens !
Les matières premières sont en train d’anticiper aujourd’hui la hausse des taux d’intérêt. Et si effectivement, comme nous l’avons vu, ces taux grimpent, la tendance haussière des matières premières sera non seulement confirmée mais va s’accentuer.

Pour le lecteur qui se perd dans le labyrinthe des relations inter marchés, je présente ci-dessous deux graphiques simples qui en disent long sur la hausse très probable des matières premières

La population mondiale augmente de plus en plus vite

Nous serons plus de 9 milliards en 2050, car la progression de la population mondiale est d’environ 100 millions de bouches à nourrir par an. La consommation des matières premières en Chine et en Inde (deux grands pays en pleine croissance économique) ne pouvant reculer, et la production étant par essence même limitée, les prix vont monter et monter. Cette donnée à elle seule suffit pour prendre conscience du mouvement futur des matières premières.

Prenons 80 années de recul pour avoir une idée de ce que représente aujourd’hui leur niveau de prix :


Source Peter Zihlmann

Sur ce graphique qui représente l’indice des matières premières ajusté à l’inflation, Peter Zihlmann montre que le niveau actuel des matières premières est relativement bas. Nous pouvons, nous devons nous attendre à une forte accélération sur les prochains mois, voire les prochaines années. Le potentiel de hausse nous apparaît soudain considérable.

Une telle amplitude de mouvement signifie que nous entrons dans un cycle économique et financier nouveau.

L’or au plus haut depuis 30 ans
La locomotive des matières premières est le roi des métaux : l’or. Ceux qui ont suivi mes conseils savent maintenant pourquoi il monte. Et surtout pourquoi il va encore accélérer !
L’or est aujourd’hui à ses plus hauts historiques. J’ai expliqué sans répit durant ces quatre dernières années pourquoi il allait flamber et que le Maroc pourrait en tirer un large profit.
Malheureusement pour mon pays, j’ai prêché dans le désert…
Dans la foulée, le pétrole va continuer à monter. De même que le blé, le maïs, le soja et toutes les matières premières réunies. Devons nous rester encore une fois les bras croisés ?

Explosion du Blé

Le blé est une matière essentielle pour le Maroc. Voici notre analyse :
Depuis 1975 il n’a fait que baisser. Mais il vient récemment de casser une résistance (ligne jaune) qui est très significative : il y a désormais un retournement de tendance sur ce marché. Je recommande aux importateurs marocains de ne pas hésiter à se protéger contre sa hausse sur les prochaines années. Le sucre présente également la même configuration.

Se protéger contre la tempête
Les marchés à terme sur les devises et les matières premières permettent aux opérateurs de se couvrir contre les mouvements qu’ils souhaitent éviter. Les opérateurs marocains ont deux possibilités : demander à une banque locale de les couvrir, ou d’avoir un accès direct aux marchés internationaux et se protéger grâce aux conseils conseiller de leur banquier d’ un consultant spécialisé. Les deux solutions sont d’ailleurs compatibles, l’essentiel étant de ne pas rester vulnérable en cas de forte volatilité des marchés.
Un importateur de produits agricoles par exemple, pourrait ouvrir un compte auprès d’un courtier international et prendre des positions en options et en futures de manière à éliminer non seulement son risque sur le prix de la marchandise mais également sur le risque de change.
En période d’inflation des prix telle que nous la vivons, la couverture sur les marchés à terme devient indispensable pour les opérateurs marocains privés et publics. A eux de trouver la formule adaptée à l’esprit de leur entreprise.

El Mostafa Belkhayate