mercredi 5 décembre 2007

Je recherche un stage de 6 mois et plus


Mon CV:

ICI



Motivation:

Actuellement étudiant en Master1 en gestion et finance à l’INSEEC, je recherche activement un stage dans le domaine de la finance de marché, et tout particulièrement dans l’asset management / gestion alternative de fond pour une durée supérieur à six mois dès que possible.

Bénéficiant d’une expérience de 4 années sur les marchés actions et les futures sur indices, je gère un portefeuille personnel performant.Mes négociations sont d’ailleurs visibles sur mon blog d’information financière (soft-investment.blogspot.com) qui me sert de base de travail et de réflexion personnelle.

J’ai une solide expérience des marchés financiers et des instruments négociables, ainsi qu’une bonne maîtrise du pack Office.

J’ai la conviction d’avoir un certain sens de l’organisation et l’esprit d’équipe ; je suis donc convaincu d’avoir les compétences et la motivation nécessaires pour mener à bien les missions que vous me confierez dans le cadre d'une eventuelle formation.

Dans l’attente de vos propositions, je demeure à votre disposition pour toute information complémentaire et vous prie d’agréer madame, monsieur, mes salutations distinguées.



Cédric FROMENT

TF Long Couvert -2.97%

Achat 50 unités




Achat : 21.23
Target : 24.50 - 25.70
Stop : sous 22.50

Maj 14 décembre:

Je coupe la position à 22.52, la dynamique du mouvement ne s'est pas effectué.







mardi 4 décembre 2007

L’inflation, invitée surprise (Marc Aragon)


Le bolivar est mort, vive le bolivar ! Au pays du Libérateur, l’or noir est partout, aux abords du lac Maracaibo, sur la ceinture de l’Orénoque, qui regorge et inonde le Venezuela d’une manne céleste. En cinq années, les cours mondiaux du pétrole ont bondi, offrant à Caracas, qui en retire 90% de ses recettes d'exportation, les moyens de mener ses affaires. Las, cet afflux de liquidités s’est payé au prix d’une inflation à deux chiffres, la plus élevée du Mercosur. En sorte que la monnaie locale, sinistrée, changera de braquet dès janvier prochain : le bolivar nouveau en vaudra mille anciens 1 ! Voilà une partition connue ; elle fut déjà jouée, voici cinq siècles, depuis cette « Terre de Grâce » si prodigue en minéralités : toutes les richesses que les conquistadors y raflèrent finirent par mettre au tapis l’économie de la Mère Patrie, l’Espagne, terrassée par l'œdème monétaire.

Les temps ont passé mais les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Déconnecté de l’offre, l'embonpoint monétaire, qu’il soit le fait de la planche à billets ou d’une entrée massive de devises, est source d'inflation. Chaque nouveau billet de banque, fût-il de Weimar ou d’ailleurs, amoindrit la valeur du précédent, et augmente celle de tout le reste. Dans les cas graves, la surliquidité entretient l’excitation des marchés, qui papillonnent, et cette volatilité fait le lit de tous les excès. L’instabilité financière devient la règle, et rend le banquier central prudent : l’augmentation de la masse monétaire eurolandaise au rythme de 12% l’an est à ce titre révélatrice 2. Voyez cependant Alan Greenspan, ex-patron de la Fed, qui fit mieux en ce domaine que tous ses devanciers : durant son mandat, il imprima deux fois de plus de dollars que tous ses prédécesseurs réunis, et tripla la base monétaire 3 cependant que le PIB des Etats-Unis ne s’appréciait que de 50% ! Ce trop-plein imbiba tout : les Bourses flambèrent, l’immobilier étincela, et l’on vit enfler la plus grosse bulle financière du XXè siècle. Le maestro 4 eut beau tancer cette exubérance irrationnelle qu’il éperonnait lui-même, rien n’y fit : car c’est un fait constant, les boursiers sont moins regardants lorsque l’inflation concerne leurs actions ! Puis, le réel émerge ; une bulle crève, une autre surgit, sans autre désir pour les Marchés que de changer de stimulus. L’heure est à celle des matières premières : l’inflation n’est jamais en peine de boutefeux.
Bien sûr, le pétrole, encore lui, mène la danse, qui frisa récemment les 100 dollars le baril à New York, doublant son cours depuis janvier 2007. Pourtant, la géopolitique autant que la géologie peinent à expliquer cette soudaine frénésie ; les spéculateurs semblent plus à l'aise ici qu'ailleurs, notamment sur l’IPE londonien 5 où la situation du brent est surréaliste : 60% de la production mondiale y voit son prix fixé par celui du pétrole de la mer du Nord qui ne représente que 0,4% du tout 6 ! Au-delà, rien ne résiste à l'incendie : l’indice Reuters/Jefferies CRB, qui agrège des commodités aussi disparates que le cuivre, le coton ou le cacao 7, a forci de 25% entre mi-janvier et novembre 2007. Mieux, octobre aura vu l’indice se hausser de 10%, une rapidité de progression inconnue depuis 25 ans ! Le charbon a vu son prix tripler en trois ans, le plomb a vu le sien doubler en un an 8, dopés par l’aspiration des pays émergents mais aussi par les baisses récentes du prime rate, éloignant le spectre d’une récession et soutenant la demande. Sur leurs marchés à terme, les produits agricoles ne sont pas en reste : le prix du blé et des protéagineux (légumes secs, luzerne, …) a quasiment doublé en un an, celui des oléagineux (tournesol, soja, …) a pris 50%. En France, l’Insee signale que les prix agricoles à la production ont crû de 18% en l’espace d’un an seulement 9. Il faut s'y résoudre : l’inflation est dans nos jambes et jappe.
De fait, la hausse des prix résonne, surprenant la plupart des économistes. Interrogés début septembre, les moins prudents, ou les plus optimistes, que l’on questionnait sur l’évolution des taux de la BCE, opinèrent ainsi : « L’inflation ralentit malgré la hausse du prix du pétrole » (Xavier Timbeau, OFCE), « une inflation sous contrôle et qui va le rester » (Christian de Boissieu, CAE), « le risque inflationniste que la BCE disait percevoir ne peut que s’atténuer » (Michel Aglietta, Paris X) 10. Le taux d’inflation de la zone euro fit exactement l’inverse : tandis qu’il se gondolait encore à 1,7% en rythme annuel en août, il atteignit 2,1% en septembre, 2,6% en octobre, puis 3% en novembre, son plus haut niveau depuis mai 2001, signant la « hausse généralisée et durable du niveau général des prix » que nous enseignent les manuels. Ce retour en force, mal prévisible, paraît sérieux : en Allemagne, locomotive de l’Union, les prix à la consommation ont fait un bond de 3% sur un an, le plus mauvais chiffre depuis treize ans ; le Japon a connu en octobre sa première hausse des prix depuis dix mois sous l’effet des carburants ; la Chine vient d’établir un nouveau record décennal avec une inflation de 6,5% en août. Ainsi, l’un des thèmes favoris liant la désinflation des quinze dernières années à l’excellence des politiques monétaires de Banques centrales indépendantes et appliquées, montre-t-il ici clairement sa limite : l’inflation marche seule. La mondialisation, sans égale, finira elle-même par se lasser.
Ainsi, depuis les années 1990, l’importation massive de produits à bas coût en provenance des pays émergents aura-t-elle mieux contribué à la modération des prix que toute autre politique. Cette concurrence a imposé son modus vivendi aux entreprises, sommées de ne pas augmenter leurs prix pour rester dans la course, et à leurs salariés, priés d’en rabattre sur leurs prétentions pour rester dans la place. Les salaires ont ainsi fait montre de stabilité : dans la zone euro, la variation des rémunérations par tête est demeurée proche de 2% entre 1999 et 2006 ; au Japon, les salaires ont même reflué jusqu’en 2005 11. La donne change : partout, la question du pouvoir d’achat redevient centrale. La Chine n’échappe pas à cet appel : après 14% de hausse des salaires en 2006, les conjoncturistes y prévoit une hausse de 18,6% pour 2007 9 ! Et même si, selon Natixis, le coût du travail par unité produite y reste quatre fois moindre qu’aux Etats-Unis, même si plusieurs centaines de millions de paysans misérables y constitue un réservoir de main d’œuvre bon marché, la désinflation mondialisée a du plomb dans l’aile. Petit à petit, l’opinion fait son chemin, qui n’est à plus à s’encombrer d’idées confuses sur le libre-échangisme compétitif ou l’économie récessive ; la hausse des salaires devient une cause mondiale ; la spirale inflationniste qui s’ensuivra sera l’affaire des autorités qui ont à faire sur ces sujets.
Hypertrophie monétaire, flambée des matières premières, revendications salariales, mondialisation, Banques centrales … Comme on le voit, l’inflation, protéiforme, n’est pas en reste de ferments ni de théories pour s’inviter au bal des Ardents. On comprendra surtout que la bête guettera sa proie jusqu’à la fin des temps.



(1) La Tribune de l'Economie, le 05/09/2007 - « Le carry trade à la vénézuélienne »
(2) Ibid - Michel Didier, Directeur général de Coe Rexecode
(3) William Bonner (2004) - « L'Inéluctable Faillite de l'Economie Américaine »
(4) Alan Greenspan lui-même, également surnommé « l'économiste des économistes. »
(5) International Petroleum Exchange - Place financière de Londres où se cote le Brent
(6) Eric Laurent (2006) - « La Face Cachée du Pétrole »
(7) Indice de référence des Matières Premières calculé par Reuters/Jefferies depuis 1957
Panier de 19 contrats à terme couvrant 4 familles de matières premières : le pétrole et l'énergie, les métaux précieux, les métaux et les produits agricoles. La composition du panier est la suivante : pétrole brut (WTI), fioul, essence sans plomb, gaz naturel, or, argent, aluminium, cuivre, nickel, sucre, coto, cacao, café, blé, porc maigre, jus d'orange, soja , maïs, bétail.
(8) Le Monde, le 05/10/2007 - « Les cours des matières premières flambent ... »
(9) Alternatives Economiques, Décembre 2007 - « Inflation, le retour ? »
(10) La Tribune de l'Economie, le 05/09/2007 - « Ce que les économistes suggèrent à la BCE »
(11) Bulletin de la Banque de France, N° 152, Août 2006

Illustration : Dollars en vrac

Source : Bourosnomics

Krugman : les banques sont devenues folles


Krugman : les banques sont devenues folles (traduction)
3 décembre 2007

Qu’ont-ils fumé ? demande le titre de la dernière couverture du magazine Fortune, au-dessus des visages des dirigeants des grandes banques américaines, et des montants qu’ils ont perdu. La réponse c’est qu’ils étaient sous l’emprise de la drogue habituelle : l’avidité.

par Paul Krugman, New York Times, 24 novembre 2007

« Qu’ont-ils fumé ? » c’est la question qui est posée en couverture du dernier magazine Fortune, accompagnée de photos de dirigeants de grandes banques récemment remerciés, et du montant de leurs énormes pertes. La réponse est, bien sûr, qu’ils étaient sous l’emprise de leur drogue habituelle : l’avidité. Ils ont tous pris des décisions socialement destructrices, encouragés qu’ils étaient par un système de régulation déficient, qui aurait dû être réformé dès les scandales d’Enron et de WorldCom, mais qui ne le fut jamais.

En fait, l’effondrement de Wall Street provient directement du grand plongeon de l’immobilier. Ce plongeon était prévisible et avait été prévu. J’avais écrit dès le mois d’août 2005 « Les américains se logent dans des maisons payées avec de l’argent emprunté aux Chinois. Cela n’est pas viable à terme ».

Alors que les alertes se succédaient, Wall Street a continué d’entasser des titres hypothécaires douteux. La plupart des investissements fautifs qui secouent aujourd’hui le monde financier semblent avoir été fait dans la frénésie finale de la bulle immobilière, ou même après que la bulle ait commencé à se dégonfler. Selon Fortune, Merrill Lynch a effectué ses plus gros achats de créances douteuses au cours de la première moitié de cette année, après que la crise des subprimes ait déjà été connue du public.

Maintenant que la facture arrive, tout le monde va devoir payer - sauf les responsables. Pourtant les pertes subies par les actionnaires de Merrill Lynch, Citigroup, Bear Stearns et autres ne sont pas les pires. En termes humains, bien plus importantes sont les centaines de milliers, peut-être les millions de familles américaines piégées dans des affaires d’hypothèque qu’elles n’ont pas comprises, et qui doivent maintenant faire face aux augmentations vertigineuses de leurs traites, avec dans beaucoup de cas, la perte de leurs maisons.

Il y a aussi les dommages collatéraux infligés à l’économie.

Certains soutiennent qu’en fait, le fiasco des subprimes n’est pas une grosse affaire. Il est vrai que même si les chiffres augmentent de jour en jour - certains observateurs parlent maintenant d’environ 400 milliard de dollars de pertes - ces pertes restent petites par rapport à la valeur totale de biens.

Mais ces mauvais investissements immobiliers paralysent des institutions financières qui jouent un rôle crucial dans fourniture de crédit, en asséchant une bonne partie de leur capital. Dans un récent rapport, Goldman Sachs indique que les pertes liées à l’immobilier pourraient forcer des banques et les autres acteurs à refuser 2000 milliards de dollars de prêts. C’est suffisant pour déclencher une violente récession, s’il cela se produit rapidement.

Au delà de tout cela, cela provoque une profonde crise de confiance, qui vient comme du sable dans les engrenages du système financier. Cette crise de confiance est clairement visible : il y a une répartition sans précédent entre les investisseurs qui acceptent des rendements très bas et qui sont prêts à acheter des obligations de l’Etat américain encore considérée comme sûres, et ceux qui recherchent des taux beaucoup plus élevés et auxquels les banques acceptent de consentir des prêts.

Comment les choses ont-elles pu se dégrader autant ? Une partie de la réponse est que ceux qui auraient dû être attentifs aux dangers, et prendre toutes les précautions, se sont comportés comme des américains moyens, optimistes et certains que tout était beau. Ils ont encouragé beaucoup trop de monde à prendre des hypothèques risquées. Oui, Alan Greenspan, c’est de vous qu’il s’agit. Une autre partie de la réponse est l’impunité dont ont bénéficié les hommes qui sont sur la couverture de Fortune. Aucun n’a été forcé de rendre les énormes chèques qu’ils ont reçu avant que la sottise de leurs décisions soit devenue apparente.

Il y a environ 25 ans, les monde américain des affaires - et le système politique américain - a accepté l’idée que l’avidité était une bonne chose. Les dirigeants se sont vus généreusement récompensés lorsque les compagnies qui les employaient semblaient réussir : l’année dernière les directeurs généraux de Merrill Lynch et de Citigroup ont été payés 48 millions de dollars et 25,6 millions de dollars, respectivement.

Certes, après n’avoir été qu’illusion, les succès se tarissent, mais certains parviennent encore à sauver leur mise : les acteurs les mieux placés gagnent, nous autres, le tout venant, nous perdons.

L’injustice est choquante ; pire, on encourage les mauvaises prises de risque, et parfois la fraude. Un dirigeant qui arrive à créer l’illusion du succès pendant quelques années peut s’en aller immensément riche. La révélation que les apparences étaient trompeuses sera le problème de quelqu’un d’autre. Tout cela est bien connu, et il faut que cela le soit. Ce sont les énormes salaires reçus par les dirigeants qui truquaient les comptes de leur entreprise qui ont abouti aux grands scandales d’il y a quelques années. Pour ce qui concerne la crise actuelle, si rien n’indique qu’il y a eu fraudes, la confiance du public a néanmoins été de nouveau trahie.

L’important est de bien voir que la crise des subprimes et l’effondrement du crédit est le résultat de notre échec à réformer efficacement le gouvernement d’entreprise après les derniers scandales.

John Edwards qui a récemment sorti un projet de réforme n’a pas bénéficié de beaucoup d’attention. Le gouvernement d’entreprise n’est toujours pas considéré comme un problème politique majeur, alors qu’il devrait l’être.

Paul Krugman est Professeur d’Economie à l’Université de Princeton et éditorialiste au New York Times. Son dernier livre s’intitule “ The Conscience of a Liberal”.

Les titres de la presse...

Quand tout va mal : c'est que tout va aller mieux ...?

Il faut rester objectif voir contrarien face à ce genre de titre: si tout le monde est dans le meme sens, c'est qu'il n'y a plus personne pour alimenter le trend : gare au rebond.





Une ETE en 1ere page d' investir c'est quand meme beau...

dimanche 2 décembre 2007

L'inflation mondiale fait son grand retour

L'inflation mondiale fait son grand retour
par Isabelle Mouilleseaux
Jeudi 29 novembre 2007

C'est quoi précisément l'inflation ?
C'est tout simplement l'augmentation généralisée des prix. De tous les prix.

Sa genèse ? L'inflation peut arriver par la hausse du coût des matières premières ou par la hausse des coûts salariaux. Les deux rognent les profits des entreprises, qui doivent alors relever leurs prix de vente à la hausse pour conserver leurs marges. L'inflation peut aussi être importée.

Ne croyez pas ce qu'on vous dit
Or pour l'instant les politiques, économistes et analystes se veulent rassurants : seuls les prix des matières premières augmentent. Energies, produits laitiers, céréales.

Ils nous disent donc que c'est une « fausse inflation » qui ne touche que quelques produits. Elle est circonscrite donc maîtrisée, rien de bien grave...

Vous y croyez, vous ? Moi pas.

Reprenons rapidement les faits
En Russie, l'inflation atteint 11%. En Allemagne, où le souvenir de Weimar reste dans toutes les mémoires, elle atteint 3%, du jamais vu depuis... 13 ans ! En Chine, l'inflation devient toujours plus galopante, à 6,5%. Et déjà cela déclenche des émeutes devant les grandes surfaces avec des morts !!

Aux Etats-Unis, l'inflation est passée de 2% à 3,5% en un trimestre ! Si ce n'est pas du galopant, ça ! En France, la hausse est telle que le Président en personne va nous en parler ce soir à la télévision !

Les Japonais ont l'affront de mentir à leur population. Non, il n'y aurait pas d'inflation au Japon !

Et pour cause, leur indice ne tient compte ni des prix de l'énergie (les énergies qui représentent pourtant 25% des importations japonaises), ni des prix des denrées alimentaires... Allez donc demander à la ménagère ce qu'elle en pense... Les prix du poisson et du riz ont explosé !

Non, ce n'est pas une hallucination collective
Soyons clairs. Vous, comme moi, grincez des dents à chaque fois que vous passez à la pompe ou avec votre caddie à la caisse. Je crains fort que l'inflation fasse son grand retour.

Je ne crois pas un instant au beau discours selon lequel la hausse des prix des matières n'est pas de l'inflation. Et que tout cela n'est pas bien grave car circonscrit...

Car en la matière, les choses peuvent déborder très vite...

L'inflation, « la vraie » frappe violemment à notre porte
Si le prix des matières s'accroît, pensez-vous un instant que cela puisse être contenu ? Je vous le dis franchement : non ! Cela va très vite contaminer les salaires et les prix des biens.

Prenons l'exemple du Japon. Pour l'instant, les hausses des coûts de production (matières) sont absorbées par les entreprises qui rognent sur leurs marges -- pourtant en baisse !

Cela ne pourra pas durer longtemps. Elles vont tôt ou tard répercuter la hausse des coûts sur les prix de vente. Déjà les premières hausses des prix sur les biens s'affichent au grand jour : vin, taxi, papier... c'est le début de la généralisation.

L'inflation arrivera par la hausse des salaires et des prix des biens et services
Quelques exemples : en Allemagne, l'inflation entame le pouvoir d'achat des salariés qui sont de plus en plus vindicatifs.

Les conflits sociaux se multiplient. Les salariés de la Deutsche Bahn (leur SNCF nationale) devraient obtenir 13% de hausse de salaire ; les syndicats des fonctionnaires réclament 7% de hausse des salaires !

En Russie, « l'augmentation des salaires réels de +16,2% dépasse de loin la croissance du PIB et celle de la productivité dans certains secteurs de l'économie », selon La Tribune.

Et ne croyez pas qu'en France on se sortira de nos négociations multiples avec les syndicats sans lâcher prise sur les salaires.
Si cela n'annonce pas de l'inflation par les salaires...

A votre avis : que feront les entreprises face à l'explosion de leurs coûts matières et salariaux ? Elles répercuteront ! Tout simplement...

Cerise sur le gâteau : les pressions déflationnistes s'amenuisent
Le vent de déflation en provenance de la Chine, qui inonde depuis des mois la planète de produits à bas prix, diminue. Cette déflation fera de moins en moins le contrepoids aux pressions inflationnistes.

Eh oui ! Salaires et coûts matières augmentent en Chine aussi ! Ce qui se répercute sur les prix. Et nous importons cette « inflation ».

Le coup de grâce viendra du dollar
Il se déprécie de jour en jour et oblige les pays d'Asie à garder des taux d'intérêt très bas pour maintenir la compétitivité de leurs monnaies nationales et donc de leurs exportations.

Alors qu'étant donné la surchauffe de leurs économies, ces pays devraient franchement remonter les taux pour contenir les pressions inflationnistes de plus en plus dangereuses ! Voilà qui précipite le mouvement ...

L'inflation, on voit quand ça commence, maison ne sait jamais quand ça finit !
Surtout que pour lutter contre l'inflation, la meilleure arme est encore la hausse des taux.

Or étant donné l'extrême fragilité des économies actuellement, notamment aux Etats-Unis au bord de la récession, au Japon, ainsi qu'en Europe progressivement gagnée par contagion, impossible de relever les taux sous peine de plonger franchement dans la récession à pieds joints.

Quant aux gains de productivité des entreprises, seul moyen de « neutraliser » la hausse des coûts de production, impossible d'en enregistrer de significatifs à l'avenir avec des hausses de salaires et de coûts matières. De là ne viendra pas le salut !

Conséquence : attention à la destruction de valeur de votre capital !
L'inflation détruit vos avoirs monétaires. La seule arme pour s'en protéger est de détenir du solide.

Vous avez la pierre... mais nous sommes en haut de cycle. Vous avez aussi les matières premières. A commencer par l'or et l'argent.

Le lingot d'or de vos grands ou arrières-parents acheté au début du XXème siècle vaut toujours autant aujourd'hui et conservera sa valeur dans les décennies à venir. Ce n'est pas le cas des monnaies.

Même le blé, le maïs, le riz, le soja et l'eau sont des valeurs sûres à long terme. Ce sont les produits de base de l'alimentation de la planète. La population croît inexorablement et nous devrons toujours manger ! Ces avoirs ne se déprécieront pas.

Investissez dans le dur !

Source : L'Edito Matières Premières

Les ingrédients du rebond de marché CT

Quelques ingrédients jouant en la faveur d'un rebond de marché a court terme:
-Rebond du $
-Correction du Pétrole
-Consolidation de l'or
-Le cac40 à rebondit
-Le S&P500 dans son canal haussier



Un $ qui reprend des forces a court terme :

Le rebond du dollar va redonner de la confiance aux investisseurs, au moins à court / moyen terme!


Un pétrole qui va consolider à CT / MT :



L'analyse technique du pétrole révele une correction / consolidation à court / moyen terme, les marchés devraient apprécier et reprendre confiance ...avant que le pétrole ne reparte à la hausse au dessus des 100$....


L'or en pleine consolidation


La valeur refuge est pour le moment délaissé apres un tres beau trend de 2 mois!

Le rebond du cac40

La fameuse ligne de cou qui à meme fait la couverture du journal investir n'a pas cédé, le rebond manque de volume mais les resistances sautent une par une...

S&P 500 reste dans son canal


A court terme: sortie du biseau sur un niveau de support.
Le contexte moyen terme est au retournement
Mais sur le long terme le canal est sauvé.